GVO

mercredi 15 août 2012

A Menzel Bourguiba, les obscurantistes ciblent Lotfi Abdelli !

Que dire à part le fait que je me sens  écœurée et dégoûtée par rapport à ce que l'artiste Lotfi Abdelli a subi  hier!

Pour ceux qui ne sont pas au courant de cette mésaventure; Hier, le comédien et l'humoriste  tunisien Lotfi Abdelli devait se produire sur la  scène  de la maison de la culture à Menzel Bourguiba pour présenter son spectacle 100% hallal. Mais des gens se couvrant d'apparence et de paroles communément considérées comme étant celles des salafistes l'y ont empêché en lui faisant parvenir des menaces et en s'installant  devant la salle où ils ont décidé d'organiser une cérémonie religieuse.

Lotfi Abdelli n'est pas à sa première mésaventure ni avec les salafistes ni avec le gouvernement tunisien et plus spécifiquement avec le Ministère de l'Intérieur et les forces de l'ordre. En effet, les policiers ont déjà  catégoriquement refusé d'assurer la sécurité des spectacles de Lotfi Abdelli sous le prétexte que son show  comprend des passages attentant  à leur dignité. 

 Lotfi Abdelli  avec son spectacle Made in Tunisia au Festival d' Ezzahra Juillet 2009

Cette atteinte gravissime à la liberté d'expression et aux manifestations culturelles n'a parait-il pas du tout ému le Ministère de la Culture qui n'a donné aucun signe de vie.  Le Ministère de l'Intérieur quant à lui  a persisté dans son boycott des spectacles de l'humoriste ce qui a contraint le directeur du festival de Menzel Bourguiba à annuler le show . 

Personnellement, je parie que les salafistes en question n'ont de fait aucune idée du contenu du spectacle comme ça été le cas pour l'exposition de la "Abdellia ". Mais quel que soit le cas,  je crois profondément que ni eux ni personne d'autre n'a  le droit d'interdire une  performance d'un artiste pour la simple raison qu'elle ne lui plaît pas ou au nom de considérations idéologiques, politiques ou autres. Celui qui n'aime pas ou n'est pas d'accord totalement ou partiellement avec un spectacle, une exposition, un film, un livre.. etc n'a qu'à rester chez lui ou à exprimer son désaccord et ses griefs de façon pacifique  et à éviter d'attenter à la liberté des autres  citoyens qui ne partagent pas son avis. 

Je pense que le  gouvernement en place, par son attitude passive par rapport à cet événement, a démontré  encore une fois son incapacité à gérer le pays, son parti-pris et son insouciance par rapport aux libertés collectives et privées. Ce qui justifie les jugements de tous ceux qui estiment que c'est un gouvernement complice des forces obscurantistes,  rétrogrades et ennemies de tout modernisme, de la créativité en général , voire de tout ce qui est liberté et droits humains. D'ailleurs le fait que ce gouvernement ne cesse de fermer  l’œil et de faire la sourde oreille quand il s'agit de dépassements et d'agressions commis   au nom de la religion  et qu'il se précipite toujours pour réprimer toute personne qui ose pratiquer sa liberté de manifester, de s'exprimer comme il l'entend  ou de critiquer le pouvoir en place ne fait que confirmer qu'il est  bien loin de se soucier de l’intérêt général et qu'il n'est de fait qu'un organe au service d'un parti. 




dimanche 12 août 2012

A propos du tabassage que j 'ai subi et ... D'autres choses.

Dans mon pays l'histoire semble, encore une fois, se mouvoir avec prestance, ténacité et assurance dans la direction de l 'horizon d'espérance et de changements qu'ont ardemment désiré nos  martyrs, nos blessés et toutes les populations, qui se sont soulevées à partir de 2008, de façon dispersée tout d'abord puis en rangs serrés ( de façon naturelle et spontanée) depuis la fin 2010...

Les événements se précipitent et les gens, jeunes et moins jeunes, prouvent de nouveau qu'ils n'ont plus peur effectivement  et que ni les palabres qui se drapent de religion, ni les promesses  prétentieuses et fausses de paradis ici et dans l'au-delà ne sont plus à même de les berner...

Un peu partout-à Sidi Bouzid, Regueb, Menzel Bouzayane, kasserine, Monastir, Hammamet, Tunis et sa ceinture de quartiers, dits populaires mais aussi dans les cités des classes moyennes..-les gens se soulèvent encore, une fois, se révoltent contre la confiscation  de leur efforts par des parvenus  qui s'avèrent être  plus dictateurs  et plus réactionnaires que le dictateur déchu, et expriment, haut et fort et à visages découverts,  leur colère contre toutes les manipulations, les manigances et complots qui, de façon sournoise et lâche , visent à mettre  un point final à notre transition démocratique et à faire enfiler une camisole de force à toutes les forces vives de notre pays ...

Un peu partout les choses bougent, la résistance s’organise et les expressions d'indignation se multiplient. C'est le cas de nos régions déshéritées, de nos villes délaissées, de nos jeunes privés de la joie d’être productifs, de nos femmes menacées dans leur dignité d’êtres humains, de notre administration et de nos services publics mis à mal et bafoués, de nos institutions mises au pas et saccagées , de nos simples gens qui s'aperçoivent qu'encore une fois, des assoiffés du pouvoir absolu et injuste se jouent de leur candeur  et de leurs espoirs, c'est la cas aussi de nos artistes que des hordes sorties des bas-fonds de l'histoire persistent à vouloir réduire au silence...

C'est dans ce contexte qu'on voudrait encore une fois me réduire au silence, voire même m’ôter toute capacité de continuer à assurer mon devoir de témoin et d'actrice dans cette merveilleuse mutation  que notre société continue à vivre de façon bouillonnante malgré toutes les forces obscurantistes, répressives et barbares...

Mon flair ne s'y est pas trompé. Encore une fois. L'été venant, beaucoup d'amis m'ont conseillé de me retirer de la vie publique pour quelques semaines afin de me ressourcer , de me relaxer, et de réfléchir à la suite des évènements. Les Salines Royales de France m'ont meme gentiment offert l'opportunité d'un séjour productif et très agréable à la fois ... Beaucoup d'associations et autres organismes à travers le monde m'ont invitée à des séminaires, ateliers et autres activités... Mes parents m'ont suggéré un repos réparateur dans leur havre de paix: Jerba...

Les tentations étaient grandes. Surtout que mon corps éprouvé réclamait quelques soins. Mais quoiqu'il m'est arrivé à moi aussi de me laisser des fois envahir par des sentiments d'abattement et de désespérance, j'ai réussi- de façon presque tout à fait naturelle et sans avoir eu beaucoup à y réfléchir- à surmonter toutes les fatigues, toutes les tentations, toutes les pressions même, et j'ai tenu  à être ICI, et à vivre mon MAINTENANT de façon directe et accomplie.

C'est ainsi qu'au cours de cette soirée du dimanche 5 août, j'étais parmi ces Tunisiens et Tunisiennes qui ont bravé toutes les interdictions et qui sont descendus à l'Avenue Habib Bourguiba à Tunis pour exprimer-PACIFIQUEMENT- leur colère contre ce nouveau pouvoir qui ne pense et n'agit que dans le sens de faire perdurer  son existence en tant que pouvoir- ABSOLU en plus- et qui ne semble pas du tout s’inquiéter du sort des gens et de leurs revendications essentielles dont la dignité, la liberté, l'égalité et l'emploi, voire même de elurs besoins les plus basiques comme  de continuer à accéder à l'eau, à l'électricité, au service de nettoiement.

Dés les premiers instants un pressentiment envahissant m'a convaincue que je vais être visée de façon PERSONNELLE, CIBLEE et PREMEDITEE...

Des visages de bêtes sauvages et sournoises que j 'ai eu à connaître avant le 14 Janvier 2011 puis au cours de cette période de luttes et de répressions de janvier-  février  et d’août 2011, puis au cours de ces jjournées mémorables de 2012 avec leur point culminant du 9 avril,  rodaient autour de moi et comme des hyènes assoiffées de sang guettaient mes mouvements.   

Sur le terre-plein central de l'Avenue, en face du bâtiment combien odieux du Ministère de l'Intérieur, j'ai bien été matraquée et des coups violents sur la tête m'ont bien fait chavirer.

mais là -je el crois-c'étaient des coups qui ne m'ont pas nécessaireent visée puis PERSONNELLEMENT en tant que la blogueuse Lina ben Mhenni...
C'étaient plutot des coups qui ont visé  la témérité et l'audace de ce eptit groupe qui a osé braver ces motards et motocyclistes dressés pour sévir...   Beaucoup d'autres manifestants -filles et garçons-ont partagé avec moi cette première épreuve .

Ensuite, des ami(e)sm'ont signalé des mouvements de flics qui m'ont confirmé la justesse de mon pressentiment.
J'en ai donc tenu compte. Dans mes déplacements, en évitant de trop m'exposer et en faisant attention  à tout ce qui m'entourait.

Mais est il variment possible de se soustraire à une meute déchaînée ? à des chiens de garde dressés pour mordre, briser les os et à traquer tout esprit libre?

Je n'étais plus sur l'Avenue. J'étais dans une petite ruelle perpendiculaire : la rue Bech-Hamba, la rue de Tunis connue comme un havre pour les gens de la presse et du journalsime.

Soudain, une attaque -éclair.
L'on s’attaque à moi. L'on m'isole du groupr dans lequel j'étaiss. L'on se emt à me tabasser et l'on me réclame mon sac-à-dos.
Je n'obtempère pas. au contraire: je réssite, ej em emts à crier et à les engueuler (les vidéos ayant circulé sur Facebook le prouvent bien), je rue entre leurs mains, je me débats comme il m'est possible de le faire quand on m'agresse... De leur coté, ces poulets qui se prennent pour des lions, s'agglutinent autour de moi: trois, quatre , cinq, six puis jusqu'à près d' une dizaine, me rouent de coups sur la tête, les bras, et les jambes, me déchirent mes vêtements, m’arrachent mon sac-à-dos et s'emparant de ma caméra.

Sous la pression de quelques manifestants et de quelques journalistes et parce qu'elles  avaient bien assoui leur faim de mon corps frêle , ces bêtes féroces ont fini par me libérer... Tout en m'aboyant l'ordre d'aller récupérer ma caméra au 7 Septième ( Poste de police de Bab Bhar, à la Rue Ibn Khaldoun) .

Des journalsites qui ont assisté aux évènements écrivant le elndemain qu'ils ont négocié avec le sflics la récupération de mon appareil-photos et que le donneur d'ordre de l'agression leur a dit qu'étant blogueuse et non journaliste je n'étais pas autorisée à filmer  (sic!)
Entre-temps, j'ai été amenée par un ami aux Urgences de  l’Hôpital Charles Nicole. Le   médecin urgentiste m'a bien assurée pour ec qui est de ma greffe rénale, mais a toutefois estimé nécessaire de me conseiller de me reposer et a estimé que les bosses , blessures, courbatures, et autres bleus qui m'ont été occasionnés méritaient bien un certificat de repos de 18 jours...

Aujourd'hui que je m’apprête à surpasser mes douleurs et ma faiblesse  et à être  de la partie dans la manifestation prévue pour la soirée du 13 août, pour dire combien je suis fière de ma féminité   et combien je  tiens à mes droits entiers et sans faille aucune de Citoyenne et d’être humain à part entière, je tiens à dire:

-Ma gratitude à tous ceux qui se sont solidarisés avec moi lors de l'agression en faisant tout leur possible pour y mettre fin et m'en extirper, aux journalistes, et animateurs et médias qui ont parlé de mon calvaire, et à tous ceux qui m'ont appelé ou appelé mes parents pour s'enquérir de mon état et m'exprimer leur sympathie, au médecin qui s'est bien occupé de moi, à mes ami(e)s qui m'ont entourée de toute leur sollicitude et de tout leur amour, 

-à toute cette horde d'enragés et notamment à un certain chef et meneur d'agressions qui ne cesse de me prendre de cible et que je finirais par nommer un jour, que oui ils me font peur, mais que c'est bien cette peur-là quils me font  qui me rend tous les jours encore plus décidée à les défier et à montrer au monde qu'un petit bout de femme tunisienne qui n 'a pour arme que sa passion pour la liberté est à-même de défier la répression  la plus implacable qui soit;

- à ceux parmi les flics qui lors de leurs manifestations et sit-in de Janvier-février 2011 m'ont présenté leurs excuses et appelée à les soutenir dans leur lutte pour des conditions meilleures de travail et pour  se transformer en police "républicaine", et à leur chefs qui sur les plateaux de télévision -ne cessent de pérorer   pour nous faire croire qu'ils ont bien changé, que même si leurs donneurs d'ordre ont effectivement viré du violet dominant au bleu pas du tout clair, leur pratique, elle, persiste à être celle de la répression sanglante du peuple et de l'inconditionnalité la plus totale au pouvoir même quand il a  tort sur tous les plans; 

-à mes amis blogueurs avec qui j'ai partagé ces jours joyeux d'avril-mai 2010, qu'il y' a bien encore du chemin  à faire. Chemin que je ferais avec vous avec la sincérité et l'engagement que vous me connaissez, quelles que soient les conséquences que j'aurais à subir. Cra personne n'a le droit de nous interdire d'exercer notre citoyenneté. Et surtout pas de témoigner ;

- à tous ceux, à travers le monde, qui m'ont fait confiance, qui m'ont soutenu en me gratifiant de prix, décorations et titres divers ou qui m'ont nominées pour d'autres récompenses que je ne leur ferais jamais regretter leur initiatives; 

- à ceux qui me conseillent de porter palinte que j'y pense, mais que je ne suis pas tout à fait convaincue de l'efficience de telle démarche. M'en dissuadent le fait que les tribunaux ne siègent que pour emprisonner les fils du peuple (et je pense ici aux 45 personnes croupissant à ce moment même dans les cellules des prisons pour avoir manifester pour dénoncer les dépassements du gouvernement en place et pour réclamer leurs droits les plus fondamentaux notamment le droit à la vie)  alors que les corrompus-agresseurs de tout acabit- trafiquants et oppresseurs continuent à sévir
 
     

jeudi 9 août 2012

Manifestation du 09/08 devant l'#ANC/ August 9th Demonstration outside the #NCA


Aujourd'hui des Tunisiens libres se sont donné rendez-vous devant le siège de l'Assemblée nationale Constituante pour protester contre les dépassements du gouvernement en place et ceux des représentants de l'Assemblée constituante. Les présents ont surtout dénoncé l'introduction du mot "complémentarité" dans le projet de Constitution pour définir les rapports entre les femmes et les hommes dans la société et les indemnisations prévues pour les "militants" qui ont croupi dans les cellules des prisons de Ben Ali . La manifestation s'est plutôt bien déroulée  malgré le déploiement d'un grand nombre de policiers quand les manifestants ont essayé de s'approcher de la portière extérieure du bâtiment. Les slogans étaient divers mais réclamaient pour la plupart l'égalité totale entre les femmes et les hommes ainsi que le boulot et le respect des travailleurs et des syndicalistes. Des femmes ont donné des discours dans lesquels elles ont réclamé l'égalité et mentionné les différentes manifestations se déroulant dans différentes régions de la Tunisie notamment Sidi Bouzid ou le jeune Saddem Akermi ( parti des travailleurs) a reçu une balle en caoutchouc ce matin et est actuellement  hospitalisé. 








Today  some free Tunisians met outside the headquarters of the National Constituent Assembly to protest against the excesses of the government, and those of the  representatives of the Constituent Assembly. These have especially denounced the introduction of the word "complementarity" in the draft of  Constitution to define the relationship between women and men in society as well as the compensation  meant for the  "militants " who languished in prison cells under the regime of Ben Ali. The event has been  rather  successful  despite the deployment of a large number of policemen  when protesters tried to approach the gate of the building. The slogans were different but for the most demanding full equality between women and men and employment  and respect for workers and trade unionists. Some  women gave speeches in which they demanded equality and mentioned the various events taking place in different regions of Tunisia including Sidi Bouzid where a young man Saddem Akermi (Workers Party) received this morning a rubber bullet  and is currently hospitalized.

mardi 7 août 2012

بيـــــــــــــــــــــــان المســــــــــاواة بين الجنسي استحقاق المســـــــــــاواة بين الجنسين ضرورة

تونس في 4 اوت 2012
بيـــــــــــــــــــــــان

 المســــــــــاواة بين الجنسين استحقاق            
                           المســـــــــــاواة بين الجنسين ضرورة

        ونحن نستعد لإحياء الذكرى 56 لصدور مجلة الأحوال الشخصية نفاجأ بما تتجاذبه عدد من ممثلات وممثلي الشعب التونسي داخل المجلس الوطني التأسيسي من مناقشات ومواقف تستهدف ضرب مبدأ المساواة بين الجنسين وتعبر عن رفض تام للحقوق الإنسانية الكاملة للنساء و ضرب لكرامتهن ومواطنتهن.
      إن ما اقترحه بعض عضوات وأعضاء لجنة الحقوق والحريات من أن " حماية حقوق المرأة ودعم مكاسبها باعتبارها شريكا حقيقيا للرجل في بناء الوطن ويتكامل دورهما داخل الأسرة. "  ليس إلاّ تنكرا لما صرح ووعد به المترشحات والمترشحون من مختلف الاتجاهات السياسية في الحملة الانتخابية من تمسك بحقوق النساء وتطوير مكاسب الشعب التونسي.
      ففي الوقت الذي تتعالى فيه الأصوات أفرادا وجماعات من أجل دعم وتطوير حقوق النساء ودسترتها يعتبر هذا الموقف ضربا للمكاسب ومكرسّا لمنظومة أبوية تمنح السلطة المطلقة للرجل وتسلب المرأة حقوقها بوصفها مواطنة كاملة الحقوق وتتمتع بالشخصية القانونية ولا تعترف بكيانها ومواطنتها واستقلاليتها كفرد من أفراد المجتمع يحق لها التمتع بحريتها وحقوقها الإنسانية بالتساوي مع الرجل، كما لا يعرّفها إلا بالتبعية للرجل أبا كان أو زوجا أو أخا.
فمنذ 13 أوت 1956 صدر أول نص قانوني ينظم العلاقات داخل الأسرة و يمنح  عددا  من المكاسب لحماية أفرادها و يؤسس لنموذج حداثي لعائلة  تونسية متشبثة بحق أبنائها وبناتها في التعليم والتشغيل و العيش الكريم. وقد منحت مجلة الأحوال الشخصية حق النساء في اختيار أزواجهن بأنفسهن وحددت في ذلك سن الزواج ومنعت تزويج الطفلات وجرمت تعدد الزوجات ومكنت النساء من الحق في الطلاق القضائي إذا استحالت معاشرة أزواجهن. ومنذ 56 سنة تعلمت النساء وهو ما مكن المجتمع التونسي من خبرات وكفاءات نسائية عالية في جميع المجالات. ومنذ عقود تمتعت النساء من الحد الأدنى من الحقوق الجنسية والإنجابية مما مكنهن أكثر من المساهمة في تطور العائلة والمجتمع. و عوضا أن يكون أحياؤنا لذكرى صدور هذه المجلة مناسبة أخرى لدعم مكاسب جديدة للنساء نجد أنفسنا أمام مقترح يشد الشعب التونسي إلى الوراء.
        إننا كنساء تونسيات وحقوقيات وحقوقيين ناضلنا من أجل المساواة التامة والفعلية بين الجنسين نعبر عن:

  • رفضنا القاطع لما جاء عن لجنة الحقوق والحريات من مقترح المرأة هي " المكمل للرجل داخل العائلة...". وتمسكنا بمبدأ المساواة بين الجنسين،

  • مطالبتنا عضوات وأعضاء المجلس الوطني التأسيسي المتمسكين بهذا الاقتراح بسحبه والانخراط الفعلي في اختيارات وطموحات الشعب،

  • تمسكنا بكل هذه المكاسب و تشبثنا بمطلبنا في دسترة الحقوق الإنسانية للنساء دون تحفظ،

  •  تحيتنا لمختلف مكونات المجتمع المدني والرأي العام ليقظته ونناشده مواصلة النضال من أجل دستور للجمهورية التونسية ضامن ومكرس لأهداف ثورتنا.

حرية، كرامة، مساواة، عدالة اجتماعية

  • أحلام بلحاج  - الجمعية التونسية للنساء الديمقراطيات
  • راضية بلحاج زكري - جمعية النساء التونسيات للبحث حول التنمية
  • عبد الستار بن موسى-  الرابطة التونسية للدفاع عن حقوق الإنسان 
  • نجوى مخلوف - لجنة المرأة العاملة للاتحاد العام التونسي للشغل
  • سندس قربوج – منظمة العفو الدولية  فرع تونس
  • سهام بن سدرين - المجلس الوطني للحريات بتونس
  • سامي الطاهري- عضو المكتب التنفيذي للاتحاد العام التونسي للشغل



Communiqué L’égalité est un droit, L’égalité est une nécessité

Tunis, le 4 août 2012
Communiqué
L’égalité est un droit,
L’égalité est une nécessité

Alors que nous nous apprêtons à fêter le 56 anniversaire de la promulgation du Code su Statut Personnel (CSP), nous sommes surprises par les débats et les  positions prises au sein  de l’Assemblée Nationale Constitutive (ANC) par des représentants et représentantes du peuple et dont  le seul but est la remise en cause du principe de l’égalité entre les sexes et le refus de la reconnaissance des droits humains des femmes. Ces positions frappent de plein fouet la citoyenneté et la dignité des femmes.
La proposition faite par certains membres de la commission des droits et des libertés qui dit que « la femme est la complémentaire de l’homme au sein de la famille… »  est un revirement total  par rapport aux promesses faites au cours de la campagne électorale  par   tous les  courants politiques  qui avaient affirmé  leur  attachement aux droits des femmes, et leur volonté de les faire évoluer.
Au moment où plusieurs voix s’élèvent pour la consolidation des droits des femmes et leur constitutionnalisation, cette position menace et fragilise les acquis et permet de consacrer un système patriarcal qui donne tout le pouvoir aux hommes et prive les femmes de leurs moindres droits, cette position, nie leur citoyenneté et leur indépendance en tant qu’être humain à part entière, en tant qu’égales des hommes à qui il  appartient de jouir de leurs droits humains au  même  titre que les hommes. Les femmes y sont définies en tant qu’appendice aux hommes qu’ils soient père, mari ou frère.
Depuis le 13 août 1956 est promulgué le premier texte de loi qui légifère les relations au sein de la famille, garantit un certain nombre d’acquis, met les bases d’un nouveau modèle moderniste de la famille tunisienne consacrant le droits des garçons et des filles à l’éducation, limitant l’âge du mariage, prohibant le mariages des petites filles, pénalisant la polygamie, facilitant le divorce judiciaire quand la vie conjugale devient impossible. Les femmes ont eu accès à l’éducation depuis 56 ans ce qui a permis à la société tunisienne d’avoir des compétences féminines dans tous les domaines. Depuis des décennies, les femmes ont pu accéder au minimum des droits reproductifs et sexuels, ce qui leur a permis de promouvoir la famille autant que la société. Et à l’occasion de la commémoration de la promulgation du Code du Statut Personnel  (CSP) alors que nous devrions saisir cette opportunité pour enregistrer d’autres acquis pour les femmes, nous nous retrouvons face à des propositions rétrogrades et passéistes.
Nous, femmes tunisiennes qui avons toujours lutté pour l’égalité pleine et entière entre les sexes :

  • Nous exprimons notre refus catégorique de ce qui a été proposé par la commission des droits et des libertés disant que « la femme est la complémentaire de l’homme au sein de la famille» tout en réaffirmant notre attachement au principe d’égalité entre les sexes.
  • Nous appelons les membres de l’ANC à retirer cette proposition et à adhérer au principe « de l’égalité totale et effective entre les hommes et les femmes »
  • Nous réaffirmons notre attachement aux acquis du CSP tout en renouvelant notre revendication en ce qui concerne la constitutionnalisation des droits humains des femmes.
  • Nous saluons les composantes de la société civile pour son éveil citoyen, nous les appelons à continuer la lutte jusqu’à l’obtention d’une constitution qui consacre et garantit les objectifs de la révolution :
Liberté, dignité, égalité et justice sociale

  • Ahlem Bel Hdaj- Association tunisienne des Femmes démocrates (AFTD)
  • Radia Belhaj Zekri - Association tunisienne pour la Recherche et le Développement (AFTURD)
  • Abdessatar Ben  Moussa - Ligue tunisienne pour la défense des Droits de l’Homme (LTDH)
  • Sondés Garbouj – Section Tunisienne d’Amnesty International (AI)
  • Sihem Ben Sedrine - Conseil national des Libertés en Tunisie(CNLT)
  • Sami Tahri - Membre du Bureau Exécutif de l’UGTT
  • Najoua Makhlouf - Commission Femmes de l’UGTT

Assaulted by the Cops!

On August 5, 2012, I went to Avenue Habib Bourguiba to take part in a peaceful rally meant at denouncing the failures of the government. An event that has been scheduled several days ago by some actors of the civil society as well as some  cyber-activists and independent citizens.

Once there, I went to see a bunch of friends gathered at the cafe "The Univers'' including: Rym El Benna, Abdessalem Hamdi, Slim Amamou and many others. The scene was incredible:a number of  police officers occupied some of the neighboring tables, others dressed in "Fighting uniform" were on the median strip of the Avenue. We learned that the cops have chased away the persons sitting on   the stairs of the Municipal Theater.
 

At 9.30,  we decided to move and start our rally on the median strip in front of the Municipal Theater. At first the police tried to disperse us, using the pretext of the state of emergency- not allowing the gathering of more than three people in public places. We decided to move in the direction of the Ministry of Interior and chanted the slogan: "Oh People wake up,  the" Nahdhaouis" is stealing your money". The cops attacked us. Bikers tore along the median strip anddrove right into  the crowd to disperse us. The scene was much like the attack of the camel in Tahrir Square in Cairo. Rym El Benna was beside me when we both received blows to the head. Friends of ours took us away from the place.





After a long time we returned  to the coffee shop where we had met earlier.  A group of young persons started singing "chayed Kousourek" of Cheikh Imam. Our mad police men who hate art, beauty, music and youth  threw chairs, tables and glasses to chase us away.


I left the main street  to get some rest and drink water before returning to a side street to observe what was happening from a distance. I lacked the strength to face the police and to take photos. The blows I received on the head were badly hurting... Suddenly a policeman in plainclothes  (someone I already know) grabbed me by the arm and dragged  me  away  from my friends. I started screaming and yelling, he was joined by two then  three other cops and then their number  increased. They all worked unceasingly to take my backpack but I  resisted. Indeed, one of them was holding me by the neck, two others tried to tear out my bag whereas the others were having  fun  beating me and tearing me clothes ... ... A young man rushed to free me  from their hell: "let her for me" .. and he violently pushed me and asked me to run away, "run , run,run" he said ...In my first interview (for Shems FM) I talked about three cops, I was still under the  shock but looking back I remembered faces (I know some) and friends have confirmed thatthey have been ten to assault me. 

Once  in security, I discovered  that those thieves succeeded in stealing my camera.  I decided to go back and to get it back . Clashes between the protesters and police continued . The latter looked like rabid dogs running in all directions, insulting  and hitting  people arbitrarily The scene was worthy of December 2010.Later some friends and journalists managed to have my camera without the memory card and I was driven  to the emergency.


My gift for the 'militants asking for money . ( photo taken in the emergency service)